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Détention de dette américaine par la Chine


La Chine est le plus important détenteur étranger de dette américaine

A cause des déficits récurrents du gouvernement fédéral américain, la dette américaine a connu une forte croissance, dépassant désormais les 16'700 milliards de dollars en 2013, soit 105% du PIB (voir Figure 1).

Figure 1 : Augmentation de la dette américaine en % du PIB

Source : Federal Reserve Bank of St. Louis, 2013.

La majeure partie, soit environ 12'000 milliards, est détenue par des investisseurs publics et privés en dehors du gouvernement fédéral, dont près de la moitié à l’étranger (5'700 milliards de dollars à fin avril 2013).

Or, avec 1'407 milliards (en incluant Hongkong), la Chine détient à elle seule près d’un quart de celle-ci. Elle est ainsi l’un des plus importants détenteurs de dette américaine et le premier détenteur étranger de dette américaine (voir Figure 2).

Figure 2 : Les principaux détenteurs étrangers de dette américaine à fin avril 2013

* incluant Hong Kong

** Caribbean Banking Centers: les Bahamas, les Bermudes, les Îles Caïmans, les Antilles néerlandaises, Panama et les Îles Vierges britanniques.

*** Exportateurs de pétrole : Equateur, Venezuela, Indonésie, Bahreïn, Iran, Irak, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Algérie, Gabon, Libye et Nigéria.

Source : U.S. Department of Treasury.


La menace d’une vente massive de dette américaine par la Chine

Étant donné l’importance de la dette détenue par la Chine, les craintes telles que résumées dans un rapport officiel destiné au Congrès américain de fin 2012, sont les suivantes :

« [L]a Chine pourrait décider de vendre une large part de ses titres de dette américaine, ce qui pousserait d’autres investisseurs étrangers à vendre aussi leurs propres avoirs, ce qui à son tour déstabiliserait l’économie américaine ».

Cette menace, ses implications et une évaluation des risques pour la sécurité nationale des États-Unis ont ainsi fait l’objet de textes législatifs visant spécifiquement à superviser la dette américaine détenue à l’étranger, et notamment par la Chine. Une telle situation donne en tous cas plus de marges de manœuvres au gouvernement chinois à ne pas céder à la pression politique américaine, comme ce fut le cas avec le refus d’extradition dans l’affaire d’Edward Snowden.


Les conséquences en cas de vente massive de dette

Les achats chinois jouent un rôle économique important notamment en permettant de maintenir les taux d’intérêt bas en dépit de l’inflation créée par la banque centrale américaine. Une étude d’une équipe de la Réserve fédérale (la Fed) conclut ainsi à ce sujet:

« si la Chine n’avait pas accumulé de réserve de change pendant cette période [1995-2010], et si par conséquent elle n’avait pas acheté ces 1'100 milliards en Bons du Trésor, toutes choses égales, le taux d’intérêt du Bon du Trésor à 5 ans aurait été plus élevé d’environ 2 points de pourcentage en 2010 ».

Or, étant donné que ce taux était d’environ 2% à fin 2010, cela signifie un doublement des taux d’intérêt sans les achats de dette chinois, soit un « choc » considérable pour l’économie américaine.

Afin d’amortir un tel « choc », la Réserve fédérale pourrait être tentée d’accélérer ses achats de dette. Cependant, elle en détient déjà pour près de 2'000 milliards. Toute accélération dans cette monétisation de la dette afin de se substituer aux détenteurs étrangers, tels que la Chine, serait fortement inflationniste et affaiblira ainsi le dollar. Ce qui explique que de nombreuses banques centrales diversifient depuis plusieurs années leurs réserves de change en diminuant la part libellée en dollars pour des actifs alternatifs notamment par l’achat d’or (voir notamment l'article sur les achats et ventes d'or par les banques centrales). 


Liens d'intérêt concernant la dette américaine et ses détenteurs étrangers


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