L'or comme collatéral


Un regain d’intérêt pour l’achat d’or

L’achat d'or au début des années 2000 s’est avéré une stratégie d’investissement très profitable. Durant cette décennie, caractérisée par deux crashes des marchés boursiers, le métal jaune a rempli son rôle de valeur-refuge (safe haven) et d’assurance « anti-krach ».

Il existe également un regain d’intérêt auprès des banques centrales. Alors qu’elles vendaient leur or pendant des décennies, elles sont devenues acheteuses nettes depuis 2010, une situation inédite depuis plus de vingt ans (voir aussi l'article wiki-finance à ce sujet). Cette nouvelle demande s’ajoute à la demande d’or déjà existante sur les marchés, exerçant une pression haussière sur son prix.


Le rôle de l’or en tant que collateral

Le rôle de l’or en tant que collatéral attise également sa demande de la part des autres établissements bancaires et financiers.

L'or physique est ainsi de plus en plus accepté en tant que garantie (collateral en anglais) à la bourse ou dans des transactions financières. De telles garanties sont exigées des opérateurs sur les marchés par exemple en cas d'appel de marge, ou encore en cas de prêt de valeurs mobilières.

Un nombre croissant de clearing houses (chambres de compensation) telles que CME Group, ICE Europe ou LCH Clearnet Group acceptent aussi que le métal jaune puisse servir en tant que collateral. De grandes banques – à l’image J. P. Morgan – ont adopté des dispositions similaires.


Le rôle de l’or d’actif sûr et fortement liquide


Les caractéristiques de l'or en tant qu'actif sûr (i.e. sans risque de contrepartie, voir aussi l'article wiki-finance à ce sujet) et fortement liquide intéressent enfin les pouvoirs publics et sont au centre de nouvelles réglementations visant à réglementer les marchés de gré à gré (OTC market) et les garanties que les intermédiaires de marché sont autorisés à accepter.

D’une part, le nouveau règlement européen sur les "infrastructures de marché" (European Market Infrastructure Regulation ou EMIR) de juillet 2012 prévoit ainsi explicitement l'or physique parmi les garanties éligibles "très liquides", au côté des espèces ou des obligations d'Etat.

D’autre part, les accords de "Bâle III" en matière d'exigences prudentielles visent à obliger les banques à détenir notamment certains actifs jugés fortement liquides et susceptibles de servir d’« airbag » en cas de crise de liquidités (liquidity buffers). L'or n'a pas été initialement inclus comme faisant partie de ces actifs, mais la proposition de sa transposition au sein de l’UE, telle qu’amendée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, stipule explicitement à ce propos que l’or et d’autres matières premières doivent être évalués pour voir s’ils peuvent être considérés comme de tels actifs liquides.

Si le rôle de l’or se confirme sur le plan réglementaire, il est logique de s’attendre à ce que le secteur bancaire se mette à acheter de l'or afin de répondre aux exigences des pouvoirs publics.


Liens d'intérêt concernant l'or comme collatéral


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