Raymond Dirks


Biographie succincte


Né Raymond Louis Dirks, Raymond Dirks se fait parfois appeler Ray Dirks ou Ray L. Dirks. Passionné par les marchés financiers dès l’adolescence dans les années 1950, cet ancien analyste financier tente d’abord de se faire un nom en dénonçant le scandale financier d'Equity Funding. Il se lance ensuite dans la promotion de sociétés cotées.


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Les débuts : Raymond Dirks et Equity Funding Corporation of America

En 1973, Raymond Dirks était analyste financier à Wall Street. Un ex-employé de la société Equity Funding Corporation of America lui révéla alors qu'Equity Funding avait bâti son modèle d'affaires sur une gigantesque fraude commerciale et comptable. A ce moment-là, tout Wall Street recommandait d'acheter l'action Equity Funding.

Après avoir mené sa propre enquête, Dirks avertit ses plus grands clients, afin qu'ils vendent leurs positions et limitent ou évitent les pertes, puis il contacta la SEC, la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la bourse américaine, à propos d'Equity Funding.

Le renseignement était correct et Equity Funding s'est bel et bien écrasée en 1973, dans un scandale préfigurant ceux d'Enron ou de WorldCom au début des années 2000. Les pertes pour les investisseurs dans Equity Funding furent estimées à 300 millions de dollars, une somme colossale pour l'époque.

L'analyste financier Ray Dirks venait de gagner le statut de mouche du coche, ou de whistleblower, comme on dit actuellement. Un « souffleur-de-sifflet » est une personne qui défie l'opinion majoritaire ou les autorités pour révéler des secrets les plus noirs, comme l’a fait Raymond Dirks en matière financière.

Sa deuxième carrière : Raymond L. Dirks le découvreur de futurs géants boursiers

Malgré les informations fournies par Raymond Dirks, la SEC n'avait pas lancé d'enquête sur Equity Funding avant sa faillite. Au contraire, elle a inculpé Dirks pour délit d'initié, lui reprochant d'avoir d’abord partagé des informations privilégiées avec ses clients, et pas avec l'ensemble de la communauté financière. Après plus de dix ans d'affrontement dans les tribunaux, Ray parviendra à blanchir son nom devant la Cour suprême.

Renié par Wall Street, Ray n'eut d'autre choix que de se mettre à son compte, en tant qu'analyste financier et promoteur boursier. Il s'est ainsi spécialisé dans la promotion de microcapitalisations, ou penny stocks, assurant pouvoir dénicher des sociétés naissantes destinées à connaître un succès fulgurant. Au fil des ans, Raymond Dirks a souvent affirmé avoir identifié la future Apple ou la nouvelle Exxon Mobil.

Liste non exhaustive des titres recommandés par Raymond Dirks le promoteur boursier

Sa nouvelle vie lui permettait de collaborer avec d'autres sociétés financières, comme Sky Capital, dont Ray Dirks est devenu responsable des ventes aux institutionnels en 2002. Le patron de Sky Capital, Ross Mandell, a été condamné en 2011 à douze ans de prison pour avoir détourné 140 millions de dollars appartenant à des clients et les avoir dépensés en voyages de luxe et en prostituées. Raymond Dirks n'a pas été inquiété par la justice.

En 2004, Dirks a fait la promotion de l'entreprise Vaso Active Pharmaceuticals (symbole actuel VAPHQ sur les Pink Sheets), qui fabriquait une pommade contre les mycoses, pendant que son épouse diffusait des rapports d’analyse financière favorables à VAPHQ à travers sa société de courtage Dirks & Co. L’entrée en bourse de VAPH n’a attiré qu’un seul souscripteur, Sky Capital. De 5 dollars, le titre a grimpé à 14 dollars, avant de perdre 97% de sa valeur en neuf mois.

En 2009, Ray a réalisé une analyse promotionnelle d'Hydrogen Hybrid Corporation (symbole HYDB), dont le petit boîtier devait faire économiser du carburant aux automobilistes et réduire les émissions de CO2. HYDB possédait à l’époque 812 dollars sur son compte bancaire. L'action s'est effondrée de 90% en sept semaines.


Ray Dirks et Bill le Boucher

En 2010, Dirks mobilisa toute son expertise de promoteur boursier au service de Bill The Butcher Incorporated (symbole BILB sur l'OTC Bulletin Board), qui voulait créer des centres de production de viande bio aux États-Unis. L'action a ensuite perdu 95% de sa valeur.

Début 2011, Ray prit en main la promotion de Pet Airways (symbole PAWS sur les Pink Sheets), la compagnie aérienne dédiée au transport d’animaux de compagnie. Mais Pet Airways mettait deux jours pour transporter un chat entre la Californie et la Floride. De 1,29 dollar, l’action est tombée à un centime (-99%) malgré l'analyse financière très favorable de Dirks.

En juin 2011, l'action Genesis Biopharma Incorporated (symbole GNBP sur l'OTC Bulletin Board) valait 1,43 dollar la pièce lorsque Ray Dirks en a produit une analyse financière optimiste. Elle a depuis abandonné près de 80% de sa valeur boursière.


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Raymond Dirks

Photographie de Raymond Dirks. Date inconnue.



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